Tim Chandler, conducteur de matériel lourd qualifié

Tim ChandlerSur un chantier de construction, le conducteur de matériel lourd est la personne qui occupe le meilleur siège. Tim Chandler peut en témoigner.

Tim a fait ses débuts dans la construction en tant que manœuvre. Cet emploi lui plaisait davantage que celui de commis d’épicerie, qu’il avait occupé précédemment. « La paye était plus intéressante (dans la construction) et c’était un emploi de jour », se rappelle-t-il. Mais quand il est devenu conducteur de matériel lourd, il a compris qu’il avait vraiment trouvé sa place.

« Quand j’étais manœuvre, mon père me disait toujours de garder l’œil ouvert pour trouver un métier qui m’intéresserait. C’est effectivement comme ça que je me suis rendu compte que conduire les véhicules lourds était ce qui m’intéressait le plus », raconte Tim.

Ayant grandi en Ontario rural, Tim avait beaucoup d’expérience dans la conduite de tracteurs et de chargeurs. « J’ai toujours été intéressé par tout ce qui avait un moteur », dit-il. Au cours d’une carrière de presque 20 ans comme conducteur de matériel lourd, la liste des véhicules dont il a tenu le volant s’est allongée. Rétrocaveuses, bulldozeurs, excavatrices, camions à pierre et chargeurs ne sont que quelques-uns des véhicules que Tim a conduits.

« En construction, il faut conduire un grand nombre de machines différentes. J’ai donc souvent appris à l’ancienne manière, sur le tas, mais j’ai aussi appris à conduire certains véhicules en suivant une formation au sein d’un programme scolaire », explique Tim.

À 42 ans, Tim continue de perfectionner ses compétences. Actuellement, il apprend à conduire une niveleuse sur un chantier de construction de Toronto. Son équipe y réalise l’installation d’une nouvelle conduite de distribution d’eau, ainsi que des travaux de réfection routière.

Pour Tim, la formation est un processus continu, essentiel à l’industrie, et c’est avec plaisir qu’il y prend part. Après avoir suivi un cours donné par la International Union of Operating Engineers, on lui a offert la possibilité de rester comme instructeur. « J’y suis retourné et j’ai enseigné pendant cinq ans. J’aimerais y retourner un jour », confie-t-il.

Mais pour le moment, Tim n’est pas prêt à renoncer à ce qu’il aime le mieux : travailler dehors, sur le terrain. « Il y a des jours où l’on commence avec un bon retard à cause de la température ou pour toutes sortes d’autres raisons. On se demande vraiment si on va y arriver. Mais à la fin de la journée, on a réussi. » Pour Tim, la carrière se résume exactement à ça : la satisfaction du travail accompli, à la fin de chaque journée.